J’ai beau avoir essayé de toutes mes forces, tenté d’effacer tes traces, rien n’y fait ; c’est comme un coup de feutre indélébile, une fissure dans un mur, ou la page d’un livre déchirée. On a beau réparer, combler ou masquer, la faiblesse reste là, plus ou moins visible, mais bien présente.
Toi, c’est mon cœur que tu as marqué, depuis ce premier jour, depuis ce premier regard qui était tellement plus que ça, tu t’es inscrite en moi comme si ta place avait été là depuis le début, comme une évidence en dépit des circonstances.
Je me suis perdu dans ton regard, je me suis noyé dans tes paroles, sans vouloir en chercher la sortie parce que, malgré la situation, tu me rendais heureux, vraiment. Tu m’as apporté tellement, tu me comprenais et j’avais l’impression de pouvoir en faire autant. Je ne me suis jamais senti aussi bien, jamais aussi fort et capable de choses que je n’imaginais pas, tu as su me faire avancer et me donner confiance ; mais ce n’est pas en moi que j’avais confiance, c’est en ce que je lisais dans tes yeux, la façon que tu avais de croire en moi.
Je suis prêt à tellement de choses pour toi, je pourrais te rendre heureuse parce qu’au fond de moi je sais que c’est toi, que c’est nous et peu importe ce que tu peux dire, je le sais. Ça ne s’explique pas, je ne peux pas mettre de mots dessus, mais la petite musique de mon cœur ne se trompe jamais, elle. Elle s’est mise à jouer pour toi, d’abord doucement comme un murmure, puis de plus en plus fort au fur et à mesure de nos échanges, de nos rencontres pour devenir une symphonie grandiose qui ne me lâche plus désormais.
C’est plus fort qu’une évidence, plus fort que tout ce je n’aurais pu imaginer ; dans mon monde il y a toi, rien que toi…


